Confiance en soi : 7 exercices concrets pour performer
Marie Mazières, préparatrice mentale ·

Au programme
1. Une compétence qui s’entraîne 2. D’où vient la confiance ? 3. Les 7 exercices 4. À retenirL’essentiel en 30 secondes
La confiance en soi, c’est la conviction d’être capable de réussir ce que vous entreprenez. Elle se nourrit de preuves : vos réussites, des modèles, des mots justes et l’état de votre corps. Bonne nouvelle : elle s’entraîne, avec des exercices simples.
Avant un match, une réunion importante, une audition ou une prise de parole, il est là : le doute.
Cette petite voix qui questionne, qui hésite, qui compare.
Rassurez-vous : les meilleur(e)s la connaissent aussi. Ce qui fait la différence, c’est la confiance qu’ils et elles ont construite à côté.
Et la confiance, ça s’entraîne. Voici 7 exercices issus de la préparation mentale pour la construire, pas à pas.
1. La confiance, une compétence
En psychologie du sport, Robin Vealey définit la confiance comme la conviction, plus ou moins forte, d’avoir les capacités de réussir dans son sport (Vealey, 1986).
Albert Bandura parle, lui, de sentiment d’efficacité personnelle : la croyance en votre capacité à réussir une tâche précise, dans une situation donnée (Bandura, 1977).
BREF, la confiance est une compétence mentale. Concrète, précise, et surtout entraînable.
2. D’où vient la confiance ?
Selon Bandura, le sentiment d’efficacité personnelle se nourrit de quatre sources (Bandura, 1977) :
✅ Vos réussites : ce que vous avez déjà accompli. C’est la source la plus solide.
✅ Les modèles : voir quelqu’un qui vous ressemble réussir.
✅ Les encouragements : les mots des autres, et les vôtres.
✅ L’état de votre corps : la façon dont vous lisez vos sensations, votre souffle, votre énergie.
Les 7 exercices qui suivent nourrissent ces quatre sources.
3. 7 exercices pour l’entraîner
1. Le journal de victoires. Notre cerveau retient plus facilement ce qui a coincé que ce qui a marché : les chercheurs parlent de biais de négativité (Baumeister et al., 2001). Pour rééquilibrer, notez chaque soir 3 choses que vous avez bien faites. Une décision claire, un effort tenu malgré la fatigue, un échange réussi : tout compte. Au fil des semaines, vous construisez une banque de preuves.
2. La visualisation de réussite. Vivez dans votre tête une performance réussie, avec tous vos sens : ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce que vous ressentez. 5 minutes, le soir ou avant une échéance, suffisent pour commencer. 👉 Le guide pratique de la visualisation
3. Les modèles. Choisissez une personne qui vous ressemble (même niveau, même parcours) et qui a réussi ce que vous visez. Observez comment elle s’y prend. « Si elle l’a fait, je peux le faire » : c’est l’une des sources de la confiance décrites par Bandura.
4. Le dialogue intérieur. Ce que vous vous dites influence ce que vous faites : une méta-analyse montre que le dialogue intérieur améliore la performance sportive (Hatzigeorgiadis et al., 2011). Repérez la phrase qui vous freine, et construisez-lui une réponse juste, ancrée dans le réel : « Je me suis préparé(e) pour ça », « Je connais ce terrain ». Répétez-la, à voix haute si possible.
5. La zone de confort +1. Chaque semaine, relevez un petit défi : prendre la parole en réunion, tenter une technique nouvelle à l’entraînement, proposer une idée. Chaque défi relevé devient une réussite de plus pour votre cerveau : « J’ai fait face, j’ai tenu. »
6. Le débrief constructif. Après une performance, commencez toujours par ce qui a marché. Puis posez-vous une seule question : « Qu’est-ce que j’apprends ici ? » L’erreur devient une information, et votre confiance reste stable.
7. L’ancrage. Repensez à un moment où vous vous êtes senti(e) pleinement confiant(e). Revivez-le intensément, et associez-lui un geste précis : serrer le poing, poser la main sur le cœur, une respiration. Avec la pratique, ce geste vous aide à retrouver cet état juste avant de performer. C’est un outil issu de la PNL.
À tester ce soir
Ce soir, ouvrez votre journal de victoires : notez 3 choses que vous avez bien faites aujourd’hui, même petites. Recommencez demain. Dans une semaine, relisez tout.
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La confiance en soi se construit avec des preuves : vos réussites, des modèles, des mots justes et un corps prêt. Ces 7 exercices demandent surtout de la régularité.
Et vous, quel exercice allez-vous tester en premier ?
Sources : Bandura A. (1977), « Self-efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change », Psychological Review. Vealey R. S. (1986), « Conceptualization of sport-confidence and competitive orientation », Journal of Sport Psychology. Baumeister R. F., Bratslavsky E., Finkenauer C. et Vohs K. D. (2001), « Bad is stronger than good », Review of General Psychology. Hatzigeorgiadis A., Zourbanos N., Galanis E. et Theodorakis Y. (2011), « Self-talk and sports performance: A meta-analysis », Perspectives on Psychological Science.
Écrit par Marie Mazières
Préparatrice mentale diplômée (Master 2) et accréditée par la Société Française de Psychologie du Sport (SFPS). J’entraîne le mental des sportif(ve)s et des dirigeant(e)s comme celui d’un athlète.
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6Les routines des champions
4 routines
4Avant la compétition
Le protocole
24Trac, stress, pression
Même combat
3Le point de départ
Les bases
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